The future is already here – it’s just not very evenly distributed.

William Gibson, auteur de Neuromancer et formidable inventeur du Cyberpunk, avant sans doute raison. Regardez bien tout autour de vous : il semble que le futur soit bel et bien là. Nous avons chacun dans notre poche une petite plaquette de plastique et de silicium digne d’un épisode de Star Trek, et qui remplace allégrement nos anciens appareils photo, atlas routiers ou guides touristiques. Et les robots que films et romans de science-fiction nous avaient promis pendant tant de décennies sont bien autour de nous. Ils se sont simplement mués en assistants vocaux et en voiture – presque – autonomes.

Mieux. On nous promet désormais des chiens-robots comme autant d’auxiliaires de police, des taxis volants pour rejoindre les plus grands évènements sportifs, et des journées entières passées un casque sur les yeux à échanger avec nos collègues de travail dans un Metavers sans limite, sans contrainte… et sans matérialité.

William Gibson avait raison : le futur est déjà là.

Mais surtout, il nous semble que désormais il arrive de plus en plus vite.

En informatique par exemple, on appelle cela la Loi de Moore. Un axiome qui stipule que la puissance de calcul des micro-processeurs double, en gros, tous les dix-huit mois. Et donc leur capacité à réaliser des opérations qu’on jugeait impossibles quelques années plus tôt. C’est ainsi que les progrès de l’intelligence artificielle – quelle que soit la technologie exacte que recouvre ce mot – nous semblent chaque jour plus vertigineux. Et que d’aucun s’inquiète – encore – d’un éventuel dépassement par les machines de nos capacités humaines. Skynet, nous voilà !

Mais surtout, cette accélération technologique constante change nos habitudes, nos usages… et également les tendances. Les comportements des consommateurs sont devenus, pour nous autres communicants, une matière instable. Les modes se succèdent à un rythme effréné (au son des derniers hits, des dernières actus ou des dernières séries populaires sur Netflix) et il est parfois difficile de distinguer derrière celles-ci les véritables tendances de fond. Alors, le Metavers, effet de mode technologique ou véritable changement dans nos interactions ?

Pour répondre à cette question, ce qu’il faudrait c’est aller plus vite que le futur. Pouvoir anticiper les futurs usages, identifier les secteurs sur lesquels la technologie va s’épanouir et surtout imaginer les changements de société qu’impliquent non seulement cette technologique, mais aussi les crises écologique, économique ou politique actuelles.

Bref. Le meilleur moyen de devancer le futur, cela reste peut-être encore de l’écrire.

D’autant que la matière première est abondante. Tout d’abord, il suffit d’un coup d’œil jeté sur les réseaux sociaux au petit-déjeuner pour trouver cent vidéos inspirantes sur la façon dont blockchain, IA ou robots vont changer notre quotidien. Ce futur brut, prémâché et technologique est à portée de portable. Mais il ne suffit pas, en l’état à écrire l’avenir. Il lui manque de la profondeur et de l’imagination.

Pour la profondeur, il faut faire appel au contexte. Aucune technologie, aucun usage n’est extérieur au monde. Tous se déploient dans un contexte politique, sociétal tantôt positif ou tantôt anxiogène. Et malgré ce que peuvent en penser les disrupteurs de la Silicon Valley, la technologie n’est jamais neutre. Pour écrire l’avenir, il faut donc connaître les tendances de fond du présent : l’angoisse écologique, la croissance des inégalités, mais aussi l’enthousiasme de la jeunesse et la liberté inédite d’échanger avec le monde entier.

Pour l’imagination, autant capitaliser sur les maîtres du genre. Depuis plus de 100 ans, nos pages et nos écrans fourmillent d’œuvres prospectives, d’univers futuristes. De science-fiction. Isaac Asimov a posé bien des bases sur l’usage de la technologique robotique. Ridley Scott a mis en image une vision angoissante, mais cohérente, de notre futur. Ces œuvres, et tellement d’autres, sont autant de clichés du futur qui nous permettent de rebondir pour imaginer à notre tour notre propre avenir, et celui de nos usages. Pour dépasser le présent.

En mêlant ambitions technologiques, tendances et inspirations, et en y ajoutant une pointe de créativité, il est possible de dessiner des futurs souhaitables ou réalistes, inscrits dans notre quotidien et dans celui des consommateurs et citoyens. D’écrire des récits, des projections qui aide à mieux identifier les possibles, à aller au-delà de la carricature et de finalement… rattraper le futur.

Et c’est sans doute notre rôle, à nous acteurs de la communication et l’innovation digitale, d’aller plus loin que la tendance et que le cliché. Et de passer par la fiction pour anticiper l’avenir.

Nous, communicants, savons déjà raconter des histoires. Elles se déploient aujourd’hui sous forme de reels sur Instagram ou de films publicitaires. Elles pourraient aussi bien, demain, aider à sensibiliser le public pour un meilleur futur.


Ce texte est issu du dernier numéro de TWELVE, magazine édité par Serviceplan Goup et qui fait le point sur les dernières tendances de la communication et du numérique. Son thème pour 2023 ?

Speed! The Winning Factor in the Digital Age.

TWELVE est consultable gratuitement en ligne et en anglais.

La « fiction du quotidien » peut-être un puissant levier au service de l’innovation et de la compréhension des usages. Loin de projeter son lecteur dans des futurs lointains, ou dans des modèles de société complexes, elle s’attache à décrire nos vies dans un avenir technologique ou écologique relativement proche. À étudier, et surtout refléter, ce que nos journées pourraient devenir, à juste une innovation d’aujourd’hui.

En 2022, Plan.Net France a accompagné le Laboratoire d’Innovation Numérique de la CNIL (LINC) lors du projet Climatopie : l’élaboration de fictions autour des futurs usages des technologies, de la protection des données privées et de l’impact du dérèglement climatique. De ce projet, mené pendant 6 mois, sont nées 6 fictions qui dépeignent nos quotidiens possibles soumis à des quotas, espionnés quant à nos consommations numériques ou face à la raréfaction des matières premières qui contribuent à notre technologie.

Mais comment sont nées ces histoires ? Retour sur un projet original par ses sources et son déploiement.

Explorer les imaginaires et écouter les préoccupations

La fiction du quotidien ne cherche pas à réinventer le monde. Presqu’au contraire. Elle s’attache avant tout à imaginer ces petites évolutions qu’apporte la technologie, et qui ont un impact important sur nos routines, sur notre vie de tous les jours. Elle s’amuse à décrire cet impact et à en tirer des enseignements sur nos futurs possibles.

Pour cela, elle se nourrit avant tout d’imaginaires, de nos espoirs et de nos craintes. Avant de vivre dans un monde technologique, nous vivons dans un monde qui parle de technologie. En permanence, et sur tous les supports. Les journaux et les chaînes d’information en continu nous exposent chaque jour aux innovations et aux nouvelles applications qui vont changer notre vie. Le cinéma et les séries nous plongent dans des mondes futuristes et dystopiques. Les romans de science-fiction sont devenus une nouvelle littérature populaire et permettent à chacun de se bâtir une paysage imaginaire riche. Une source d’inspiration quasiment inépuisable.

Nos usages quotidiens également sont une source d’inspiration. Notre relation à la technologie, quand on prend le temps de l’observer, révèle beaucoup de nos craintes et de nos envies quant à son évolution. Une simple question comme Que feriez-vous si internet disparaissait dans une heure ? permet d’imaginer bien des situations. De mettre au jour des comportements.

Ces imaginaires et ces situations sont une matière précieuse pour construire des fictions. Ce sont nos propres réactions qui, brodées sur un canevas narratif, vont donner naissance aux fictions.

Construire des scénarios possibles

De toute cette matière première, il faut faire des histoires. Imaginer des fictions.

Et comme il n’y a pas de récit sans élément déclencheur, plusieurs hypothèses peuvent être utilisées. Ainsi, dans le cadre du projet Climatopie, s’est posé la question de la mise en place de quotas autour de notre consommation énergétique ou numérique. Que se passerait-il si, une nuit, votre foyer avait dépassé ce quota autorisé ? Comment réagiriez-vous à une visite, au petit matin, de la brigade écologique chargée de faire respecter ce quota ? C’est sur cette hypothèse que s’est, par exemple, construite la fiction Visite de contrôle imaginée pour la CNIL.

Il faut rester vigilant lors de la construction de ces fictions. Le but n’est pas d’entrer en dystopie, ou de dépeindre de grands changements sociétaux. Le but de la fiction du quotidien est bien, comme son nom l’indique, d’imaginer l’impact du futur sur la vie du tous les jours. Celle-ci se concentre donc sur les témoignages directs – comme dans Payable en fumée – ou reste dans la sphère privée – comme dans Le Profil de l’emploi. On se concentre alors plus facilement sur les réactions des personnages plus que sur leur environnement. Leur comportement face à la technologie, leurs craintes et leur réflexes… ces mêmes éléments qu’on avait explorés avant d’écrire.

On garde un œil également sur la crédibilité de ces histoires. S’il est facile d’imaginer des innovations qui, finalement, existent déjà, il faut rester réaliste et subtil dans l’impact de celles-ci. Loin de la science-fiction pure, c’est à cette condition que les fictions du quotidien peuvent avoir un réel impact dans un projet d’innovation.

Plonger plus facilement dans le futur

Mais quelle utilité pour ces fictions ?

D’abord, ces fictions du quotidien possèdent une valeur illustrative forte. Dans le cadre de projets exploratoires, elles contribuent à rendre certains sujets plus tangibles, plus réels pour les publics. Imaginer une technologie, c’est bien. Mais faire comprendre à ses interlocuteurs les dangers qu’elle représente ou les bénéfices qu’elle possède passe mieux par la fiction.

De même, dans le cadre d’une étude plus académique, ces fictions permettent d’illustrer une tendance ou une préoccupation d’une autre manière que par de simples chiffres. En multipliant ainsi les niveaux, et les supports, de lecture, l’étude touche un public plus large et peut parfois parler aux émotions plus qu’à la raison. Axées sur le quotidien, elles nous touchent d’ailleurs personnellement, et nous pouvons parfois nous reconnaître dans la réaction de certains personnages dépeints.

Enfin, en impliquant collègues et partenaires, cet exercice permet de partager le temps d’un projet sur la vision des technologies de chacun. Un exercice fédérateur.

Et si vous aussi, pour 2023, vous lanciez votre entreprise dans un exercice de fiction ?

Il semblerait donc qu’en cette fin d’année, les Intelligences Artificielles aient décidé de totalement chambouler le monde de la création. On les savait déjà capables de détecter des cancers précoces ou de piloter des voitures. On les sait, depuis cette année, capables de s’inspirer des plus grands artistes pour créer des – ouvrez les guillemets – œuvres d’art et plus récemment encore de tenir une conversation d’un niveau presqu’humain avec un autre humain.

Les Intelligences artificielles seraient-elles réellement devenues aussi intelligentes que leurs créateurs. Retour sur un mythe qui a la peau dure.

Papa, c’est quoi une IA ?

Mais d’abord, c’est quoi exactement une intelligence artificielle ?

Une Intelligence Artificielle, qu’elle assiste un médecin ou fasse des gribouillis, n’est avant tout qu’un programme informatique. Une suite d’instructions logiques, codées avec plus ou moins de complexité, qui édicte les réactions d’un ordinateurs ou d’un robot. Un petit retour dans le Dictionnaire Larousse de l’Informatique de 1981, pour la forme, confirme les limites du concept :

« Parler d’intelligence artificielle constitue, en fait, un abus de langage, puisque l’automate est basé sur un modèle (un ou plusieurs algorithmes) qui réagit uniquement suivant les stratégies préétablies. »

Depuis 1981, la technologie et les capacités des machines ont certes évoluées. Et les derniers développements en informatiques permettent d’envisager des programmes évolutifs, c’est-à-dire capable d’apprendre rapidement à partir d’un lot de données et de faire évoluer leur comportement au fur et à mesure de leurs interactions avec les utilisateurs. D’où, d’ailleurs, les multiples prototypes de programmes ouverts au grand public sur le Net. L’engouement qu’ils provoquent permet de « nourrir les algorithmes » et d’assurer rapidement un volume de données de test à ces derniers pour en améliorer les performances.

Mais pour évoluée qu’elle soit, l’intelligence artificielle ne reste aujourd’hui qu’un programme informatique presque comme un autre. Simplement, les unes de la presse provoquent bien souvent plus de clic sur un « Une intelligence artificielle apprend seule l’espagnol » que sur un « Un programme informatique bat le meilleur joueur de bridge de la planète. » Toute question de respect pour les joueurs de bridge mise à part.

L’intelligence, réelle, comparable à celle des humains, n’est pour l’instant qu’une affaire de science-fiction. Et le HAL 9000 de l’Odyssée de l’Espace n’a pas encore vu le jour.

Détecter l’intelligence.

Mais, en admettant qu’une intelligence artificielle émerge, dans les prochains mois ou prochaines années, des milliards de lignes de code produites chaque jour, une question demeure : serions-nous à même de la détecter ? De la reconnaître ?

La question est importante et a occupé l’esprit de plusieurs scientifiques et auteurs de science-fiction. On en retiendra trois dont les réflexions gravitent autour de cette question.

Tout d’abord, Carl Sagan, scientifique et astronome américain à l’origine entre autres du programme de détection des intelligences extraterrestres SETI. Carl Sagan s’est longtemps posé la question de la possible détection d’une intelligence non-terrienne, existant quelque part dans l’univers. C’est une affaire de probabilité – pouvons-nous réellement être seuls dans cette immensité – mais également de capacité à reconnaître l’intelligence. Comment, dans la foule des ondes et des sons émis par les corps célestes pourrions nous reconnaître un schéma, un bruit, une forme qui, nous en serions certains, serait produite artificiellement ? La question est bonne et Carl Sagan n’y apporte pas de réponse ferme. Il émet simplement des hypothèses. Mais force est de constater que la recherche d’une intelligence extraterrestre et l’espoir en une intelligence artificielle ont de nombreux points communs.

En fait, c’est Alan Turing, dans les années 1950, qui se sera penché le premier sur l’intelligence des machines, se posant une question centrale : les machines ont-elles la capacité de réfléchir. Il n’apporte, lui non plus, pas de réponse directe, mais imagine un test pour détecter cette intelligence. Isolez une machine dans une pièce et assurez-vous que celle-ci ne puisse communiquer qu’à l’aide d’un terminal informatique. Placez un humain à l’autre bout de ce terminal et demander lui d’entamer un dialogue. Si au bout de ce dialogue, il ne peut savoir si son interlocuteur est numérique ou humain, alors la machine aura réussi le test de Turing et pourra être déclarée intelligente. L’intelligence de la machine devient dépendante de la perception humaine. Alan Turing défend son test lui-même dans ses écrits, précisant que l’intelligence est finalement un mécanisme interne et que nulle ne peut en juger de l’extérieur.

La réflexion sera, grosso-modo, la même chez l’auteur de science-fiction Philip K. Dick dans les années 1960. Dans la nouvelle qui deviendra Blade Runner, il imagine le test de Voight-Kampff : une épreuve basée sur la compréhension des situations stressantes, humiliantes et sur l’analyse des émotions, ou plutôt de leur manifestation. Un androïde, réfugié sur Terre, ne réagira pas comme un humain à certaines hypothèses et pourra donc être identifié par le Blade Runner, le détective chargé de le traquer. Là encore, comme chez Turing, l’appréciation de l’humanité est laissée à la discrétion d’un humain. Et Philip K. Dick évoque explicitement les possibilités d’erreur dans son roman : oui Deckard, le héros, a déjà « retiré » un humain par erreur.

Un air de magie.

La question n’est donc pas tant de savoir si une machine est devenue intelligente, que de savoir comme nous percevons cette supposée intelligence. Si nous avons envie d’y croire. Tout comme pour un tour de magie.

La magie, on le sait, est l’art de détourner l’attention et de montrer ce à quoi le public est prêt à croire. Le prestidigitateur qui s’emparera de votre montre vous aura d’abord incité à regarder ailleurs. Les cartes n’apparaissent pas subitement. Elles sont toujours quelque part, mais vous n’y prêtez pas réellement attention.

Pour l’intelligence artificielle, c’est la même chose. On l’a dit : une IA n’est qu’une suite d’instructions plus ou moins très complexe qui exploite une base de connaissances existantes pour fournir un nouveau résultat. Une intelligence artificielle ne réfléchit pas, elle assemble, compile des données. Ainsi, les programmes qui veulent aujourd’hui remplacer les artistes utilisent avant tout des banques d’images par milliers et en croise les métadonnées et les références. Les programmes qui dialoguent avec vous ont été nourris avec des centaines d’articles et d’histoires avant de vous être présentés.

Il n’y a pas de magie derrière tout cela, pas plus que d’intelligence. Mais si on n’y regarde que rapidement, ou si l’on ne se penche pas sur les arcannes de ces nouveaux compagnons, on serait tenté de se bercer d’illusions et de voir dans ces programmes des êtres doués de raison.

Et pourquoi pas ?

La seule question finalement, c’est : Avez-vous réellement envie d’y croire ?

Allier référencement naturel et approche stratégique n’est toujours pas, pour certains, une évidence. Il faut dire que, même si la discipline a désormais ses 25 ans bien sonnés, elle garde l’image d’un métier avant tout technique. Un métier de coulisses, maîtrisé par quelques experts, et demandant souvent une compréhension aigüe des arcanes du monde numérique.

Et pourtant, le SEO a toutes les raisons d’être intégré à votre stratégie digitale, au même titre que la publicité ou le CRM. Et si son impact à long terme peut sembler contraire à la réactivité souvent demandée aux actions de marketing, il existe bien des façons de faire coïncider le référencement naturel et la stratégie commerciale de l’entreprise. Deux stratégies, pas forcément exclusives, peuvent être adoptées.

Garder en tête les aspects techniques

Et il est vrai que l’aspect technique du SEO est difficile à nier. Pour apparaître en bonne position dans les pages de résultat des moteurs de recherche, il faut en comprendre le fonctionnement, en détricoter les algorithmes et trouver les astuces qui permettront de répondre à ceux-ci. Ces astuces, elles sont encore assez souvent techniques, et Google semble accorder de plus en plus de points à la bonne architecture d’un site. Il s’agissait il y a quelques années uniquement de temps de chargement, il s’agit maintenant de règles d’UX complexes comme le temps d’affichage de certains contenu, la lisibilité de ceux-ci sur mobile ou la stabilité de la mise en page.

Et même lorsque l’on parle de rédaction, le référencement naturel semble encore une fois demeurer une matière de spécialistes. On discute alors de volume de contenu, de densité de mots-clés – mais légèrement moins qu’auparavant, c’est vrai – ou encore du nombre de titres et de sous-titres qu’il faut à l’intérieur d’une page pour plaire aux crawlers des moteurs. Et ne parlons pas des stratégies d’acquisition de liens dont les indicateurs clés de performance font souvent froncer les sourcils au plus éveillé des clients.

Oui, le SEO est encore aujourd’hui une matière technique. Tout simplement parce qu’il est un levier qui joue avec les règles édictées – mais non communiquées – par les moteurs de recherche, et qu’il ne peut être activé aussi simplement qu’une campagne publicitaire.

Et puis, le référencement naturel prend du temps. Du temps pour être déployé – pour que ses recommandations soient mises en place par un département technique souvent débordé – du temps pour être interprété par les moteurs de recherche et du temps pour voir des recommandations se muer en amélioration du positionnement, en augmentation de l’audience et finalement en chiffre d’affaires. Tous ceux qui ont touché au référencement naturel, experts ou clients, le diront : ne comptez pas observer les premiers bénéfices de vos campagnes avant six bons mois !

Le SEO est un sport de fond.

Mais est-ce-que, pour autant, le référencement naturel doit se tenir éloigné des comités de direction et des plans stratégiques ?

Si on se penche sur les chiffres, certainement pas. Suivant les sites et les marchés, le trafic naturel issu des moteurs de recherche peut représenter au bas mot jusqu’à 40% de l’audience d’un site Web. Ce qui, d’un point de vue stratégique, est très loin d’être anodin. Et même si une part importante de cette audience utilise des mots-clés de marque – liés à l’identité de l’entreprise ou directement à ses produits – il reste crucial que celle-ci se dirige bien vers son propre site, et non pas vers celui d’un concurrent ou d’un distributeur. En termes d’impact, le SEO est indispensable à la stratégie digitale d’un site Web.

Mais comment concilier un levier technique, à l’impact aussi long, avec la réactivité souvent attendue des actions de marketing digital ? Deux réponses sont possibles à cela.

1. Tout d’abord, dissocier les coulisses des promesses et des résultats.
C’est le travers de nombreuses agences de ne parler de référencement naturel qu’à grand coup de recommandations techniques et d’indicateurs clés parfois incompréhensibles. Les temps de chargement, les Trust Rank, les structures sémantiques… aussi indispensables qu’ils soient, doivent rester des données opérationnelles et ne peuvent constituer des arguments quand il s’agit de mettre en place une stratégie. Cette stratégie, elle, doit parler de potentiel d’audience, de ciblage et de marché et des moyens génériques à déployer pour améliorer la part de voix de la marque sur les moteurs. Est-ce un chantier technique ? Combien de temps prendra-t-il ? A-t-il un impact sur d’autres missions ? L’optimisation des textes permettra-t-elle de conserver le ton de ma marque ? Le SEO devient stratégique quand il s’intègre et interagit avec les autres moyens de promotion : publicité, UX, fidélisation… et quand il s’inscrit dans une vision globale du business de l’entreprise.

2. Ensuite, pour devenir stratégique, le référencement naturel doit s’anticiper.
Oui, une recommandation prend du temps à être déployée et plus encore de temps à être prise en compte par les moteurs de recherche. Raison de plus pour travailler de concert avec la stratégie globale de l’entreprise. Un temps commercial fort, une sortie de produit, une annonce d’ampleur… ces jalons sont souvent connus longtemps à l’avance et peuvent être anticipés dans les actions de SEO. Créer certaines pages à l’avance, amender quelques textes pour apparaître sur des mots-clés choisis et prochainement cruciaux, développer quelques liens externes sur des sections faisant bientôt l’objet d’une mise à jour importante… autant de tactiques qui permettent, le jour J, de soutenir les annonces importantes.

Et de ne plus voir le référencement naturel comme un simple travail de fond mais comme une composante à part entière de votre stratégie digitale.


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Les augures numériques semblent donc prédire la fin des médias sociaux pour l’année à venir. Il faut dire que Twitter n’en finit plus, depuis deux semaines, d’être chahuté suite à son rachat par Elon Musk. Entre licenciements de masse, effets d’annonce et fin assumée de la neutralité politique, le réseau à l’oiseau bleu est peut-être, effectivement, en train de vivre son chant du cygne. De son côté, Facebook, empêtré dans la promesse du métaverse, a lui aussi annoncé des suppressions de poste massives, et l’action du réseau de Mark Zuckerberg n’en finit pas de dégringoler en bourse. Là aussi, l’avenir semble sombre pour la plateforme qui fut, il y a longtemps déjà, le symbole du Web 2.0.

Aussi, les analystes comme ceux de The Atlantic l’annoncent : voici venir la fin de l’ère sociale du Net. Enfin, plus précisément de cette ère des médias sociaux qui a commencé il y a presque exactement 15 ans.

Qu’est-ce qu’un média social ? Comme son nom l’indique, ce n’est pas précisément un réseau, une mise en connexion d’individus. Facebook ou Instagram ont perdu le focus sur cette fonctionnalité depuis bien longtemps. Les plateformes sociales actuelles – Facebook, Twitter, TikTok également – sont des machines à traiter et diffuser du contenu, comme peut l’être une chaîne de télévision ou un journal quotidien. La seule différence avec ces médias traditionnels, c’est que sur les grands réseaux du Web 2.0 ce contenu n’est pas créé, imaginé, rédigé, produit, par des professionnels mais par monsieur et madame tout le monde. C’était en tout cas la promesse originelle de chacun d’eux, de tous puissent partager et s’exprimer en ligne. Une promesse qui résonne avec celle des premiers hébergeurs gratuits du Web.

Seulement voilà, les choses ont changé et les plateformes sociales sont devenues de véritables empires médiatiques dont les pratiques ont suscité de plus en plus de questions. La faute à la publicité, puisqu’il faut bien trouver un moyen de monétiser, rentabiliser, ces millions de contenus diffusés. La faute aussi au progrès technologique et à la possibilité pour chacun de développer des contenus de plus en plus sophistiqués et professionnels, donnant naissance à une véritable industrie de l’influence. La faute enfin aux algorithmes, qui sous couverts d’optimisation des expériences, ont créé des bulles et des systèmes d’amplification dont les conséquences sont nombreuses.

On retiendra de l’ère de médias sociaux leur emprise sur notre quotidien et sur nos habitudes – le doomscrolling et leFOMO – quelques scandales d’influence politique comme Cambridge Analytica et le Brexit et ce moment où les entrepreneurs de la Silicon Valley se sont vus l’égal des plus grands dirigeants de la Terre.

Mais pour certains, les médias sociaux avaient également leurs vertus. Celle, malgré l’omniprésence des algorithmes, de parfois nous exposer au hasard. Cette capacité, la sérendipité, à nous aider à trouver ce que nous ne cherchions pas réellement, au détour d’un Tweet ou d’une photo. La vertu également de rendre facile l’identification et le contact des personnes, le croisement des idées, le tissage et le partage des liens. Sur les médias sociaux, le monde était accessible, ou en tout cas semblait l’être, et chaque individu ou organisation était à portée d’un Tweet ou du DM.

Oui les médias sociaux avaient – aussi – cette vertu.

Si demain, comme le prédisent certains analystes, les réseaux sociaux s’écroulent réellement, le Net survivra. Ils ne sont qu’une facette d’un réseau décentralisé qui en cinquante ans a vécu plus d’une révolution technologique. On a assisté, depuis l’arrivée de l’Internet grand-public, à la fermeture de tellement de services et de plateformes que quelques-unes de plus – aussi pharaoniques qu’elles soient – ne changera pas la donne. Les habitudes se prendront en d’autres lieux : peut-être sur Mastodon, peut-être en réel, peut-être ailleurs.

Mais pendant un temps, le Net se contractera et certains d’entre nous auront l’impression d’un brouillard se posant sur l’horizon. Les contacts lointains demanderont plus d’efforts, de trajets, de correspondances pour être atteints. Certains se perdront de vue, d’autres horizons s’ouvriront peut-être. Mais certains disparaîtront également.

C’est un autre Net qui s’ouvrira.

Sur lequel il faudra apprendre à faire jouer notre curiosité et notre soif d’échange autrement.

Bienvenue sur le Net d’après. 

Depuis début 2022, le ciel semble se couvrir pour Google Analytics et certaines autres plateformes de suivi de l’audience d’origine américaine. D’abord visés par une plainte en Autriche, certains sites utilisant la suite Analytics de Google se sont vus mis en demeure, en France, de mieux respecter l’anonymat de leurs visiteurs. Certains organismes de protection de la vie privée, dont la CNIL et son équivalent danois, vont même jusqu’à partager des recommandations d’implémentation de plateformes mieux respectueuses du RGPD européen.

Il est encore trop tôt pour annoncer la fin de Google Analytics. Mais il semble légitime de se poser la question d’une sortie de cette plateforme pour de nombreuses entreprises opérant en Europe.

Quelques problèmes de… confidentialité

Mais que reproche-t-on exactement à la plateforme statistique de Google ? En un mot, son origine. Google Analytics reste une plateforme répondant avant tout au droit américain, et hébergeant une majorité de ses données sur le sol américain. Sur ce territoire, Google répond au Privacy Act et non au RGPD européen, et n’a donc pas obligation de répondre aux requêtes de suppression des données des utilisateurs, ni même à celle d’anonymiser les informations collectées. De plus, les agences de renseignements américaines peuvent assez librement fouiller les données issues de Google Analytics, alors qu’en Europe, l’activité des individus sur la toile est bien mieux protégée.

C’est cette soumission au droit américain, et ses importantes différences avec la législation européenne, qui posent aujourd’hui problème aux organismes de protection de la vie privée comme la CNIL en Europe. Aussi, celles-ci ont commencé à recommander fortement aux entreprises européennes de migrer vers d’autres solutions d’analyse de l’audience que Google Analytics. Et celles-ci sont nombreuses.

Le moment de changer ?

Dans un article datant du printemps, la CNIL a même partagé une liste de plusieurs plateformes compatibles avec ses recommandations, accompagnée de guides d’implémentation permettant de s’assurer que les dispositifs déployés respectent bien le cadre réglementaire européen.

D’ailleurs, le passage sur une nouvelle plateforme de suivi de l’audience a d’autres avantages qu’un simple respect de la législation. Par exemple, le déploiement d’une plateforme conforme aux recommandations de la CNIL peut dispenser de la mise en place d’un bandeau de consentement au dépôt de cookies. Une amélioration notable de l’UX de son site Web, et surtout la garantie pour les équipes marketing de suivre à nouveau 100% de leur audience et non pas seulement la portion ayant accepté ce dépôt. Une visibilité globale sur les parcours utilisateurs qui permettra d’optimiser bien plus loin l’interface et le contenu de ses pages.

Autre avantage, opter pour sa propre plateforme de suivi de l’audience, c’est également l’assurance que ces données ne seront pas exploitées par des tiers dans leurs stratégies de ciblage publicitaire. C’est une pratique courante de Google Analytics, et une contrepartie souvent tue de sa gratuité, d’utiliser les données d’audience des sites qu’il traque pour alimenter ses pools de données marketing. Le comportement des visiteurs sert donc avant tout à Google, pour mieux cibler sa publicité et générer plus de revenus. Mais il peut également servir aux concurrents sur un marché donné, qui profitent parfois des Data du leader pour améliorer leurs propres stratégies publicitaires.

Cela a peu d’importance pour le suivi d’un blog, ou d’un site évènementiel. Mais voilà qui peut devenir problématique quand on est leader de son marché, ou que la concurrence est sévère sur son secteur. L’assurance que les données de son audience sont inaccessibles aux concurrents peut alors devenir un atout stratégique.

Conformité, expérience utilisateur, sécurité des données… les arguments sont nombreux pour franchir le pas et enfin laisser derrière soi Google Analytics. Et surtout, pour le faire sereinement.

Anticiper les prochaines décisions

Il est impossible de savoir aujourd’hui si les alertes levées par les pays européens quant aux outils numériques américains vont déboucher en 2023 sur des sanctions réelles ou non. Les discussions ne concernent en effet pas uniquement les outils, mais les législations des différents pays et les accords de coopération internationale portant sur les données informatiques.

Mais une chose est certaine, la CNIL et d’autres organismes n’ont pas hésité jusqu’ici à mettre en demeure des sites très importants de l’écosystème numérique européen. Et si les dispositions de ces institutions à l’égard de Google Analytics doivent demain se faire plus sévères, c’est un marché entier qui demandera à changer de plateforme technique dans l’urgence.

Alors, peut-être est-il bon d’anticiper.

C’est générationnel. Dans les imaginaires de Plan.Net France, il y a forcément pas mal de jeux vidéo. La faute aux plus jeunes de nos collègues pour qui les tous premiers contacts avec l’informatique se sont faits sur une console… voire carrément sur un smartphone.

Alors, parmi les jeux évoqués par nos équipes, peut-être reconnaîtrez-vous des titres qui, comme eux, vous ont tenu éveillé toute une nuit.

Nuits blanches devant l’écran

À tout gamer, tout honneur. Pour savoir ce que les jeux vidéo représentent réellement pour une partie de nos équipes, il faut s’imaginer Jean, encore petit garçon. Pour ceux qui le côtoient aujourd’hui, ce n’est pas forcément facile, mais son témoignage devrait vous aider :

Un souvenir. Un dimanche pluvieux de 1994. Mes parents pas dispos, La journée entière à jouer à Megaman 2…
Et le soir ? Impossible de m’endormir. Trop de temps devant l’écran, trop d’images du jeu dans la tête… Tout ça s’est terminé avec une douche froide pour me calmer !
Depuis, je ne passe jamais plus de 3 heures devant un jeu vidéo 😉

Jean – directeur de production

Oui, les jeux vidéo sont une passion pour certains d’entre nous. Et même carrément une expérience immersive. Vous rêvez de métavers ?

Vincent vous répondra qu’aucun sentiment d’immersion ne dépassera ses toutes premières parties de Doom :

J’ai le souvenir d’avoir acheté ce jeu pour pouvoir me défouler et exploser des monstres et démons à un rythme effréné.
Vendredi soir 22h je lance le jeu, pour me rendre compte que cette atmosphère sonore pesante et angoissante m’empêche d’avancer dans les couloirs couverts de sang et d’entrailles.
Défouloir garanti une fois les premiers niveaux terminés.

Vincent – chef de projet

Manette de Proust !

Mais pour d’autres, les premiers jeux vidéo, ce sont surtout les premiers après-midis entre copains devant l’écran de la TV. Pour Marion, c’était devant Crash Bandicoot :

Que de souvenirs ! Un des premiers jeux vidéo auquel je me rappelle avoir joué, entre copains, tous assis en tailleur devant la Game Cube, à nous passer religieusement les manettes après chaque niveau. Un agréable parfum de nostalgie quand on repense aux graphismes pixellisés et à la musique qui reste en tête.

Marion – cheffe de projet

Même madeleine, même souvenir, et même jeu pour Anaïs :

Crash Bandicoot, c’est peut-être l’unique jeu de Playstation auquel j’ai joué. Il aura occupé beaucoup de mes après-midis et de mes soirées de petite fille. Avec une pensée particulière pour le masque Aku Aku que je rêvais d’attraper à chaque niveau !

Anaïs – responsable Plan.Net Access

Les souvenirs et les sentiments ne doivent par être très différents pour Lucile quand elle évoque ses parties de Tomb Raider au début des années 2000 :

J’ai découvert les aventures de Lara Croft sur Playstation 1 début des années 2000 et j’ai continué de jouer à ses aventures depuis lors ! Cela m’évoque beaucoup de bons souvenirs : utilisations de gadgets en tout genre, premières cinématiques ingame, découverte de l’archéologie, mécanismes intriguant et autres énigmes, …
Un seul bémol qui me fait rire aujourd’hui : j’ai toujours eu une peur bleue de son majordome qui nous suivait partout dans son manoir comme un zombie, je n’ai jamais donc fini le jeu à 100% !

Lucile – cheffe de projet

Choc de générations

Et puis, dans ces imaginaires partagés, il y a les inévitables croisements de générations. Ainsi, Marion se souvient de la forte impression que lui ont laissé ses premières heures de jeu sur Prince of Persia :

J’ai le souvenir d’avoir été bluffée par les graphismes et l’aspect historique du jeu sur PS2, dans lequel on pouvait contrôler non seulement le personnage et ses actions, mais aussi la temporalité de l’histoire. Un tour de force des développeurs de l’époque dont tout le monde parlait à la récré !

Marion – cheffe de projet

Même souvenirs chez Matthieu ? Mêmes impressions en tout cas… même si on comprend bien vite que les jeux qu’ils évoquent sous le même titre ont quelques… quinze ans d’écart.

Le jeu auquel je jouais en arrivant chez mes grands-parents, sur le vieil ordinateur MS DOS de mon grand-père. C’était finalement assez étonnant de trouver un jeu aussi graphique (tout est relatif) après avoir dû le démarrer en ligne de commande !

Matthieu – lead dev

Et puis, s’il faut parler de choc de génération, que penser du témoignage de Jonathan ?

Snake est LE jeu que toute ma classe de seconde avait installé sur sa super calculette Texas Instrument. On se sentait comme des hackeurs qui auraient réussi à pirater un logiciel et outrepasser les règles du lycée. Un très bon souvenir en somme. Bien sûr, ce jeu ne nous a pas aidés à avoir le Bac !

Jonathan – chef de projet

Et vous ? Quel est le jeu vidéo qui a failli vous faire louper votre bac ?

Envie de plonger dans d’autres références de notre Pop Culture ? Prenez le temps de parcourir les imaginaires de Plan.Net France, il y a fort à parier que vous y reconnaîtrez certains des vôtres ! https://nosimaginaires.plan-net.fr



Il n’y a pas de surprise ! La science-fiction est l’un des genres les plus populaires du cinéma actuellement, et c’est sans conteste le genre qui a le mieux défini notre relation au monde numérique qui nous entoure. Et les équipes de Plan.Net France ne font pas exception à ça !

À l’agence, quand on s’est interrogé sur nos imaginaires numériques, beaucoup de films de science-fiction ont été cités. Des grands classiques et quelques pépites oubliées, voire quelques scènes décalées auxquelles on n’aurait pas immédiatement pensé. On y croise des robots, des hackers, des ordinateurs et des intelligences artificielles, des cuisines automatiques et des vaisseaux spatiaux.

Bienvenue dans l’imaginaire cinématographique de Plan.Net France !

Réviser ses classiques

À tout seigneur, tout honneur. Difficile de parler de notre relation au numérique sans invoquer le terrifiant HAL de 2001, l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick (1968) ou les réplicants chassés par Deckard dans le Blade Runner de Ridley Scott (1982).

Les deux films sont culte pour plusieurs personnes chez Plan.Net, notamment François, notre directeur conseil :

« Impossible de dire du mal de Blade Runner avec moi ! Ce film dit tout de notre relation aux machines et a inventé la science-fiction moderne au cinéma. On dit qu’avant Blade Runner, le futur était blanc, et qu’après il est devenu tout noir. Il est devenu aussi nettement plus intrigant ! »

François – directeur conseil

Ou encore Pierre-Emmanuel, le directeur général de l’agence :

« Outre une esthétique glaçante d’intemporalité, 2001 est un film qui aurait eu, pour moi, deux grandes vertus. La première, raconter une histoire comme il le voulait, sans tout dire, sans tout signifier à coups de surligneur. La seconde, dépeindre une intelligence artificielle qui, quand elle s’éteint, chante une chanson. On peut raconter librement, connecter comme on l’entend et, bientôt, les ordinateurs, eux aussi, auront besoin de chanter pour se rassurer. »

Pierre-Emmanuel – directeur général

Et on vous passe les citations de Matrix (Les Wachowski en 1999), de Ghost in The Shell (Mamoru Oshii en 1995) ou de Terminator 2 (James Cameron en 1992) par Thibault, François et Jean. Oui, nos imaginaires font la part belle aux classiques, voire aux grands classiques ! Pour Nicolas, directeur Innovation et Qualité dans nos bureaux rennais, on peut même remonter à 1927 pour comprendre la façon dont nous cohabitons avec les algorithmes. Pour lui, LE film de référence est le Metropolis de Fritz Lang :

« Ok, un film noir & blanc muet de 1927, c’est pas ce qu’il y a de plus accessible. Mais je le recommanderai sans problème aux générations Y, Z ou Alpha. Metropolis a préfiguré avec un siècle d’avance de nombreux aspects de nos vies modernes connectées et a également marqué à jamais notre vision des robots et de l’intelligence artificielle. »

Nicolas – directeur innovation et qualité

Représenter les ordinateurs

Mais loin des robots, de nombreux films décrivent également notre relation à l’outil informatique. Comment utilisons-nous, discutons-nous, travaillons-nous avec nos ordinateurs ? On pense, comme Kristell notre directrice commerciale, à la relation nouée par Joaquin Phoenix avec son système d’exploitation dans le Her de Spike Jonze (2014) :

« Est-ce que ce film est une comédie romantique ? Je n’en suis pas certaine, surtout que l’un des personnages est un programme informatique. Et pourtant on s’identifie… Est-ce que nous sommes réellement prêt à tomber amoureux d’un système d’exploitation ? L’intelligence artificielle pourrait-elle guérir les blessures ? Un amour préprogrammé pourrait-il éviter les cœurs brisés ? Qui sait… »

Kristell – directrice commerciale

Goldeneye - 1995

Mais on découvre également des références moins évidentes. Marc, directeur de production, évoque ainsi un épisode de la série des James Bond : Goldeneye (1995, Martin Campbell). Ici, c’est Pierce Brosnan qui incarne le célèbre agent et qui doit affronter la menace d’un piratage informatique mondial :

« »C’est ce film qui m’a fait comprendre qu’un jeune geek au fin fond d’une station en Sibérie était capable de hacker un radar situé à l’autre bout du globe.

Tout mon respect des développeurs doit venir de là. » 

Marc – directeur de production

Même regard de la part de Lucile, chef de projet, devant les écrans des ordinateurs de Jurassic Park (Steven Spielberg, 1993).

« Sorti l’année de ma naissance, c’est au début des années 2000 que je découvre ce film pour la première fois. Consciente que ce film datait déjà un peu, je me souviens avoir réalisé pour la première fois à quelle point la technologie avançait vite et deviendrait omniprésent dans le futur.

La scène qui m’a le plus marqué est notamment celle ou Judy, la petite fille de mon âge, s’exclamait devant l’ordinateur «  »C’est un système Unix! » » et réussissait à fermer des portes à distance.

Avec le recul, il est bien possible que ce moment ait été un tournant m’encourageant à poursuivre ma curiosité envers l’informatique et le digital. »

Lucile – chef de projet

De là à penser que le film à inspirer une vocation, il n’y a qu’un pas !

Rire du numérique ?

On pourrait encore citer de nombreux films invoqués par nos équipes : le Wargames de John Badham sorti en 1983 – sans doute le premier piratage informatique à faire l’objet d’une véritable histoire sur grand écran – ou encore Retour vers le futur II (Robert Zemeckis en 1989) dont certaines scènes préfigurent notre relation actuelle au télétravail.

On gardera, par tendresse, une toute dernière citation. Celle d’un M Hulot cherchant à apprivoiser une cuisine automatisée dans le Mon Oncle de Jacques Tati (1958). Un film cher à Pierre-Emmanuel :

« Mon oncle c’est le zeste de citron dans le blanc en neige de nos vies numériques. Une cafetière incassable brisée, un placard à jamais ouvert, un canapé mis sur le côté pour dormir sur une courbe décorative bien plus confortable que l’assise de départ. L’amour de Tati pour le monde tel qu’il va clopin-clopant peut nous rassurer dans un univers de plus en plus prédictif. À chaque IA son M. Hulot. »

Pierre-Emmanuel – directeur général

Plus de cinquante ans après, il nous semble plus que jamais important de conserver le même humour tendre face à la technologie !

Les films de Plan.Net France

  1. 2001, l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick 
  2. Retour vers le Futur II de Robert Zemeckis
  3. Blade Runner de Ridley Scott
  4. Ghost in the Shell de Mamoru Oshii
  5. Goldeneye de Martin Campbell
  6. Her de Spike Jonze
  7. Interstellar de Christopher Nolan
  8. Jurassic Park de Steven Spielberg
  9. Matrix des Wachowski
  10. Metropolis de Fritz Lang
  11. Mon Oncle de Jacques Tati
  12. Robocop de Paul Verhoeven
  13. Star Wars IV – Un Nouvel Espoir de Georges Lucas
  14. Terminator 2 de James Cameron
  15. Tron de Steven Lisberger
  16. Tron, l’Héritage de Joseph Kosinski
  17. Wargames de John Badham

Envie de plonger dans d’autres références de notre Pop Culture ? Prenez le temps de parcourir les imaginaires de Plan.Net France, il y a fort à parier que vous y reconnaîtrez certains des vôtres ! https://nosimaginaires.plan-net.fr

Et d’abord, c’est quoi un imaginaire ?

Un imaginaire, c’est un récit, un mythe, une image, plus ou moins détaché du réel mais qui nous guide dans notre façon d’appréhender la réalité. Notre monde, notre quotidien, sont plein de ces imaginaires. C’est l’Odyssée d’Homère dont on se sert pour décrire le parcours semé d’embuches d’un entrepreneur. Ce sont les noms des personnages de Molière dont l’image colle si bien aux caractères de nos proches. Ce sont des films, vus et revus, qui nous aident à décrire notre quotidien, à le raconter, voire à le sublimer.

Le monde numérique dans lequel nous évoluons chaque jour chez Plan.Net France n’échappe pas à cette emprise des imaginaires. Il s’en nourrit même abondamment. Notre relation aux ordinateurs, aux smartphones, aux algorithmes, est dictée par mille récits. Par la science-fiction que nous lisons ou regardons sur grand et petit écran. Par les jeux vidéo auquel nous jouons. Par les objets, les sons, les rituels qui ont marqué nos premiers accès au Net, il y a longtemps pour certains d’entre nous.

Ces imaginaires structurent notre quotidien d’agence digitale.

Alors, chez Plan.Net, on s’est dit que la meilleur chose à faire était de les partager avec nos clients, nos partenaires, nos amis et nos lecteurs. Et c’est avec ce projet que nous démarrons l’année 2022 !

Tout cela a débuté en juin 2021 à Mouliherne, près d’Angers, lors de notre séminaire annuel. Entre deux présentations Powerpoint et un barbecue, chacun des membres de l’agence a été invité à rassembler, raconter et partager ses… imaginaires. Ces films, romans, séries, jeux vidéo ou autres objets qui racontent sa relation au numérique. Chacun y est donc allé de sa petite anecdote sur le personnage de fiction qui l’a marqué, sur ses souvenirs de première utilisation d’un ordinateur, sur les jeux vidéo sur lesquels il a passé ses nuits… Et chacun a, parfois, pu reconnaître un peu de ses propres souvenirs dans ceux partagés par les autres.

Dans les références citées par chacun, on trouve en vrac de grands classiques de la science-fiction (Blade Runner, Ghost in the Shell, Terminator, TRON), des vieux films qu’on n’aurait pas imaginé arriver ici (Mon Oncle de Jacques Tati), de la musique électronique (Kraftwerk ou Jean-Michel Jarre), des jeux vidéo en pagaille – récents ou moins récents comme Pong, Prince of Persia ou Pokemon – des séries télé ou encore des objets issus du passé comme le modem ou les kits de connexion des années 2000.

Au final, ce sont une soixantaine d’objets culturels que nous avons partagés. Et un bon moment entre amis et coworkers. Mais notre exploration des imaginaires de l’agence ne s’est pas arrêtée là…

D’abord, nous avons demandé à une illustratrice de nous accompagner dans la représentation de ces différents imaginaires. C’est la dessinatrice et tatoueuse Roca Balboa (www.rocabalboa.com) qui a accepté la mission et a traduit en dessin les moments de la pop-culture que nous avions évoqués.

Nous avons ensuite demandé à chacun, au sein de l’agence, de partager un petit texte, un souvenir, une impression, une anecdote, sur les imaginaires ainsi listés. Tout le monde ne s’est pas senti à l’aise immédiatement avec l’exercice d’écriture, mais tout le monde s’est prêté au jeu, racontant son premier visionnage de Jurassic Park, ses samedis après-midi sur la GameCube ou sa lecture d’un bon polar futuriste.

De cette soixantaine d’illustrations et de cette centaine de textes, nous avons fait une fresque. Cette mosaïque de nos imaginaires, nous avons plaisir aujourd’hui à la partager avec vous sur nosimaginaires.plan-net.fr. Ils vivront également sur nos réseaux sociaux (Instagram, Twitter, LinkedIn) et sur ce blog tout au long de l’année.

Alors, fan de science-fiction, de série, de jeux vidéo ou non… nous sommes certains que nous partageons avec vous non seulement une passion pour le numérique, mais également des imaginaires forts autour de nos métiers et du monde connecté qui nous entoure.

Prenez le temps de parcourir les imaginaires de Plan.Net France, il y a fort à parier que vous y reconnaîtrez certains des vôtres !

https://nosimaginaires.plan-net.fr

(As We May Link, c’est une histoire du Web et de l’Hypertexte en 8 épisodes. Si vous avez manqué le début n’hésitez pas à reprendre au premier article, c’est ici : https://serviceplan.blog/fr/2021/09/as-we-may-link-la-blibliotheque-des-origines/.)

Ce huitième – et dernier – épisode de As We May Link sonne comme un résumé de tout ce qu’on a pu se raconter au cours des emails précédents. Mais également comme un manifeste pour préserver à la fois l’hypertexte, la curiosité, la diversité des sources et l’indépendance des données en ligne. Une sorte de manifeste pour un nouvel hypertexte !

Conceptualisé dans les années 1940 à la fois dans les œuvres de fiction de Jorge Luis Borgès et dans l’imagination de Vannevar Bush, l’hypertexte fait partie de notre patrimoine depuis la naissance de l’humanité. C’est tout simplement la façon dont nous pensons au quotidien, dont nous associons les idées, les faits, les concepts pour tisser le fil de nos pensées. L’hypertexte, même s’il ne s’appelait alors pas comme ça, s’exprime depuis toujours dans la littérature, au cinéma et dans notre façon de partager nos goûts et nos coups de cœur culturels avec amis et proches.

S’il est apparu comme une composante essentielle de l’Internet des origines – figé un temps par Tim Berners-Lee, son World Wide Web et son HTML – c’est parce que les avancées technologiques des années cinquante et soixante ont permis non seulement de mettre toute la Terre en réseau, mais aussi de faciliter l’accès de ce réseau au plus grand nombre. L’hypertexte, dans l’esprit des années 1990, c’est l’accès à l’information pour tous avec un niveau de simplicité jamais égalé.

Mais aujourd’hui, cet idéal de liberté d’accès à l’information est menacé. Menacé par les GAFA qui, à force d’interfaces simplistes et instinctives, réduisent notre capacité à chercher de l’information. Google et Facebook, pour ne citer qu’eux, nous enferment petit à petit dans des fils de news et des résultats de recherche dont les algorithmes modèlent l’horizon des connaissances. Impossible d’être curieux quand Facebook ne vous propose qu’à longueur de fil des recettes de cuisine ou des vidéos complotistes.

Pourtant, les technologies émergentes, qu’elles soient basées sur l’image et la vidéo – comme la réalité augmentée – ou avec plus d’anticipation sur les interfaces cérébrales, promettent encore de beaux jours à notre curiosité. Et l’on peut encore, à l’aide d’interfaces simples, lier entre elles idées et connaissances, lieux et culture, pensées et musiques… Les outils sont là. Il ne nous manque en fait qu’une plus grande liberté d’accès aux contenus et – parfois – quelques bases techniques pour bâtir à nouveau un environnement numérique riche de librement parcourable.

Pour cela, il nous faut rebâtir des communs et s’affranchir des plateformes qui monnaient l’accès aux contenus à grand coup de publicité, d’abonnement et d’achat de nos données personnelles. Les ressources libres d’accès existent déjà, il faut s’en emparer et les nourrir !

Mais il faut également en construire de nouvelles, consultables et partageables par tous. Et pour cela, il faut que chacun puisse construire, demain, son propre havre de connaissance. Un défi technique ? Peut-être un peu, Un défi qui demande à chacun à maîtriser, voire à réapprendre le Web pour le bénéfice de tous.

Voilà comment pourrait se résumer ce Manifeste du nouvel hypertexte : s’affranchir des plateformes et s’assurer qu’à nouveau, le maximum de connaissances et d’idées soient accessibles et partageables librement pour le plus grand nombre !


As We May Link, c’est un voyage au cœur de l’hypertexte que vous propose l’agence de design digital Plan.Net France : 8 épisodes au cours desquels on parle de la façon dont créons des liens, des origines de l’hypertexte, des menaces qui pèsent sur lui et des opportunités que nous avons à le développer. Huit épisodes à retrouver sur ce blog, et sur les réseaux sociaux.